Participants : François JACQUIER, Christian VUILLEMIN, Marjorie MARTIN.

Suite au décès de Jacques Olivier (Le Druide des Malrochers), une partie de ses documents ont été récupérés par l’intermédiaire de son fils. Parmi ses topos figurait celle de la grotte de la Criette à Montrond, une grotte de plus de 300 m, inconnue jusque-là dans le milieu spéléo.
Il y a quelques semaines François y avait fait une incursion et signalait de nombreuses inscriptions au crayon de papier sur les parois. Plusieurs de ces graffitis font référence à la franc-maçonnerie et lui et Vout Vout ont jugé intéressant d’en faire un relevé photographique.

Rendez-vous 11h30 à Montrond puis repas tiré du sac au départ de l’arboretum. Après s’être équipé sous les caresses de la bise, c’est le smartphone et l’application Orux qui nous guident en direction de la grotte. Quelques tâtonnements sont quand même nécessaires pour localiser l’entrée, Il faut dire qu’il faut arriver à 3 m pour la découvrir…

L’entrée n’est pas bien grosse mais la galerie qui suit est relativement confortable sur une vingtaine de mètres. Il faut ensuite progresser à quatre pattes sur une courte distance pour trouver les fameuses écritures. Deux appareils photos sont mis en batterie et les flashs crépitent dans tous les coins.
Dans l’ensemble les textes sont peu lisibles, les suintements et les dépôts de calcite en ont estompé les contours. Quelques-uns ont même été frottés, sans doute dans le but de les effacer. D’autres sont encore parfaitement lisibles, on peut d’ailleurs lire quelques dates qui s’échelonnent entre 1859 et 1905. Les mots « francs maçons » reviennent en plusieurs fois et deux dessins triangulaires rappellent le symbole propre à cette société secrète.
À l’ancien terminus on peut très nettement lire cette phrase énigmatique « Malheur à celui qui ira plus loin ». Tout un programme !
Malgré ces imprécations d’un autre temps, nous prenons notre courage à deux mains et nous nous engageons dans un boyau surbaissé qui a été dégagé plus récemment par des spéléos. Une flaque d’eau mal placée oblige certains à rentrer leur ventre pour ne pas tremper le nombril… Après une dizaine de mètres de reptation, le conduit devient nettement plus confortable et on peut enfin se redresser. Tout le reste de la visite s’apparente d’ailleurs à une balade touristique au travers de paysages concrétionnés et de hautes diaclases.
Par endroits les parois sont constellées de fragments de fossiles, de-ci de-là apparaissent même de gros massifs de corail dont les branches érodées pointent de la roche. « Jurassique supérieur, rauracien ou kimméridgien à faciès coralligène » précise François.
On le croit sur paroles !
Une petite pensée pour JP quand nous croisons successivement deux petits et deux grands rhinolophes.
Quelques flaques profondes jalonnent le parcours et c’est justement une portion de méandre inondé qui met un terme à la progression. Il faudrait ramper dans l’eau pour espérer faire quelques mètres de plus. Un départ latéral en voûte permet toutefois de progresser en opposition sur quelques dizaines de mètres, souvent dans des positions scabreuses pour les petites jambes. Gros ventre ou petites jambes, il faut choisir, à chacun ses avantages !
Retour tranquille vers la sortie en fouinant dans les moindres recoins et en profitant des divers aspects de cette jolie grotte nouvelle pour nous.
Nous ressortons sous un ciel bien bleu mais la température ne s’est guère améliorée. Sur le retour, la fontaine de la Criette nous offre son grand bassin pour une petite séance de nettoyage.
Encore quelques parlottes, un dernier carré de chocolat et tout le monde se sépare pour repartir séparément aux quatre trois coins du département.

Marjorie

 

 
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