Participants : Paulo, Mélanie et un Porty estropié.

Encore une cavité à découvrir dans le Haut-Jura avec un accès pour le moins « pentu ».
Après une sortie « humide » à la grotte du Petit Lac, nous décidons de mettre les pieds dans la neige et de partir repérer l’entrée de la faille d’Arsure au-dessus d’Arsure-Arsurette. La cavité a été topographiée en 1992 par le Spéléo Club San Claudien (SCSC).

Après une vingtaine de minutes de marche d’approche en direction du gouffre de la Favière, nous arrivons au point indiqué par François Jacquier. Les falaises que l’on longe lors de la montée sont comme une énorme barrière naturelle presque infranchissable. Le chemin taillé dans le roc et tenant grâce à des voûtes en pierres est incroyable, quel travail !
Quand vous êtes arrivés en contrebas de la cavité, deux choix s’offrent à vous ! Si vous êtes téméraires et acrobates, vous pouvez monter droit dans la pente en vous agrippant aux racines sinon pour les plus logiques, faites gentiment le tour mais c’est moins drôle !
Nous arrivons enfin à la faille. Cette dernière est d’une taille impressionnante (environ 5 mètres de large sur une dizaine de haut). La margelle pour s’équiper est, quant à elle, plutôt petite… Ici pas le droit de tomber !
Nous commençons à réfléchir à l’équipement qui semble inexistant au premier abord. La roche est délitée et j’essaie au mieux de purger le haut du P5. Après quelques minutes de réflexion pour éviter que la corde ne frotte, nous atteignons la base du puits où se trouve un névé de plusieurs mètres de long. Nous le suivons en nous enfonçant droit en direction de la montagne.
Nous retrouvons les points sur lesquels le SCSC est descendu à l’époque. Leur équipement était efficace, deux pitons bien plantés dans de fines fissures et une grosse broche. Les deux pitons ne sont plus très vaillants mais au vu des conditions météo qu’ils ont dues subir, on leur pardonnera !

Nous nous arrêterons faute de matériel au sommet du P9. La suite donne envie de continuer l’exploration, nous reviendrons avec un perfo histoire de sécuriser aux mieux les verticales !
Au retour, Mélanie étudie la formation de la faille, la partie gauche de la faille est recouverte de tuf comme si l’écoulement était important. De l’autre côté, il y a comme des coups de gouge ce qui parait étonnant ici… Nous remarquerons également des traces peu banales au pieds du P5 ! Nous pensons en premier à un animal qui serait tombé du haut du P5 et qui aurait essayé de remonter ou à la marque d’un spéléologue qui serait venu équipé de crampons. Les deux hypothèses me semblent bizarre… D’autres idées ?
De retour au sommet du P5 et après un déséquipement rapide, nous descendrons avec la technique du rappel à l’ancienne avec la corde autour du corps. Pratique cette technique et rapide !
Nous retrouvons notre cher Porty tranquillement couché sur le chemin. Porty : « Une heure à attendre mes maitres en plein soleil, quel calvaire ! ».
Le retour avec les éclaircies et la vue sur la Jura est paisible, encore une belle journée ! Nous vous inviterons pour percer les lunules ; )

Paulo

 

 
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